gestion de l’émotion: la peur

Ça n’était qu’une peur…

Voici les mots qui m’ont tiré du sommeil ce matin. Ça n’était qu’une peur. Ça peut sembler un peu trop simple et anodin et pourtant, quand on y réfléchit vraiment, c’est fondamental.

Nombreuses sont les années où la majorité de mes actions (ou plutôt de mes non actions) ont été mues par des peurs, si je suis totalement honnête avec moi-même.

Si je suis capable de ressentir cette nuance aujourd’hui, c’est parce que depuis quelques mois, je sors peu à peu de cette torpeur qui me clouait sur place; j’ose m’affranchir de plus en plus de ce qu’on m’avait dit -ou que j’avais cru qu’on me disait- d’être et je sens que mes ailes sont maintenant prêtes à célébrer mon envol.

Je sens, je le sais et je le vois qu’il m’est possible de faire autrement, d’emprunter ce chemin complètement incroyable que je ne vois que dans mes fantasmes les plus dingues, et pourtant, qui vibre en moi depuis toujours.

La peur frappe à la porte, le courage va ouvrir; il n’y a personne.

Cette phrase je la connais depuis des années. Je la connais sans la comprendre. Car au fond de moi, une partie (grande ou petite, ça dépend des jours), croit encore que toutes ces peurs sont bien réelles. Et là, ce matin, après avoir fait une sorte de cauchemar étrange où j’avais raté TOUS mes examens (oui, quelle douce période, ces sessions d’exa….), j’ai réalisé que ça n’était qu’une peur.

Tout s’est enchaîné et fait tilt pour tout le reste: peur de ne pas trouver ma voie après mes études, peur de blesser cette copine à qui j’ai doucement fermé la porte car je n’avais plus envie de partager notre relation comme à l’époque, peur de me perdre dans mon couple, peur de n’avoir pas assez profité de mes jeunes années, peur d’être passée à côté de ma « vraie » vie, peur d’être une maman absente, peur de retrouver un travail qui ne me convient à nouveau pas, peur des chiens de ma voisine, peur de croiser un berger allemand fou furieux en forêt, peur de ressentir ce que je ressens vraiment, peur de perdre mes proches, peur de ma mort, peur de…. La liste est immense en fait!

Et en ce 5 février, j’ai compris que ça n’était que des peurs. Que ce n’était pas LA seule et unique réalité; même si oui, peut-être une probabilité parmi tant d’autre, mais somme toute, une infime probabilité. Cette prise de conscience si simple m’a permis de me libérer d’un poids immense, comme si je vivais sous 3 tonnes de tuiles depuis toutes ces années, en me plaignant de ne pas voir le soleil, ne sachant pas comment m’en extirper, et le plus pénible de tout cela, en attendant que les autres me les enlèvent (bordel, je souffre, vous voyez pas??!). Et là, pfiou, tout s’est envolé… Ca n’était que des peurs. Que du vent, que des projections, que… du rien.

Rien de dramatique, rien d’impossible, rien de pesant.

En comprenant tout à coup, de manière si limpide ce qu’est réellement cette peur omniprésente dans ma vie, j’ai pu la décoller de ma personne, sentir l’espace entre elle et moi et ainsi la remettre à sa juste place, sans la laisser envahir mes moindres recoins comme le ferait une moisissure d’une vieille maison. Mon corps entier a instantanément compris que le monde de peur qui m’entoure depuis tout ce temps n’est ni réel, ni tangible, ni terrible; qu’il s’agit juste de mon cerveau qui est programmé par mon éducation et ma façon de gérer le monde depuis que je suis petite. J’envisage le pire en permanence, via le mode par défaut.

Et en plus de perdre une énergie considérable à combattre toute cette obscurité que je crée moi-même, comme une grande, juste par inconscience, je suis exactement en train de passer à côté de ma vie, car je n’ai plus assez d’énergie pour entreprendre ce qui me botte vraiment. Et ça, ça n’est pas le pied du tout.

Donc aujourd’hui est un jour très important pour moi car j’ai intégré/ compris/ accepté que je peux simplement décider de ne plus porter ces lunettes aux verres fumés qui m’abiment la réalité; que d’un geste autant simple que cela, je peux choisir de les déposer sur ma table de chevet et enfin voir vraiment. C’est à dire pour moi, oser ouvrir les yeux et d’entrer dans un monde débordant de couleurs et de possibilités infinies, en laissant de côté mes vieilles manies usantes où je ne visualise que des suites de scénarios catastrophiques.

J’ai le droit, et je me le dois, de me positionner dans la lumière et la clarté de la présence.

Donc moi, je dis merci à ce genre de réveil !

En réalité la peur est une illusion

2 réflexions au sujet de “Ça n’était qu’une peur…”

  1. Merci! je me sens touchée , tellement apeurée moi-même…et j’adore la petite phrase que je ne connaissais pas…je pense que l’on transmet ses états, alors chaque petit pas d’une seule personne fait avancer toute l’humanité…

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